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Biodiversité 

FREDOBIO | Mardi 11 Janvier 2005 | Commentaires [0] | Bookmark and Share

Biodiversité

L’extinction des espèces est un processus tout à fait naturel. Cinq grandes crises
d’extinctions se sont déjà produites depuis 600 millions d’années. Dues
le plus souvent à des bouleversements climatiques, ou parfois à des
phénomènes géologiques ou astronomiques, elles ont entraîné une
diminution considérable de la biodiversité de la planète.

En 2004, une centaine d’espèces s’éteindrait chaque jour.
Une seule cause : l’homme.
Cette cinquième grande crise d’extinction résulte de la destruction volontaire des animaux et plantes (prédation, destructions des habitats etc.) et des activités industrielles (gaz à effets de serre, pollution).

Tandis que les crises précédentes s’étendaient sur des durées de l’ordre de 10 000 ans à un million d’années, celle qui commence sera la plus rapide connue : à peine un siècle. Une durée trop courte pour que les espèces puissent s’adapter ou que de nouvelles viennent les remplacer.

Une recherche internationale (14 centres de recherche de 7 pays), affirme qu’un million d’espèces d’animaux et de plantes pourrait disparaître de la surface de la Terre d’ici 2050 du fait des bouleversements climatiques causés par l’activité humaine.

En cas de réchauffement maximal, 21 à 52 % des espèces pourraient disparaître, selon leur capacité d’installation dans des régions plus clémentes.

Les chercheurs citent un petit reptile australien (hypsilurus boydii),
dont 90% du milieu naturel sera détruit dans les 40 prochaines années.
La pie bleue européenne pourrait ne jamais voir la fin du siècle non plus.
38% des plantes sont menacées d’extinction en Afrique du sud ainsi que 23% des espèces de papillons australiens.
29% des espèces vivant dans les broussailles et 24% de celles des forêts tempérées devraient disparaître.

L’application rapide des mesures de réduction des gaz à effet de serre permettrait cependant de sauver 15 à 20% des espèces.

Dans l’Arctique canadien, le changement climatique s’observe plus que
partout ailleurs. Au large des côtes, des poissons des eaux du Sud,
comme le grand requin blanc ou le saumon du Pacifique, ont fait leur
apparition. Les amphibiens disparaissent.
La fonte de la glace de mer (l’épaisseur de la plate-forme Arctique a
diminué de 40% ces dernières années) supprime l’habitat de l’ours blanc
et de bien d’autres espèces et empêche les migrations du caribou.
L’ours blanc chasse principalement le phoque annelé et ne peut donc
subsister ailleurs que sur la banquise. D’ailleurs, le phoque lui-même
voit son habitat disparaître, ce qui réduit les chances de survie de
ses petits.

Ce sont par conséquent une grande majorité des espèces qui seront déstabilisées par le phénomène.

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