Vatagna

Aromathérapie: Histoire 

FredoBio | Jeudi 03 Juillet 2008 | Commentaires [0] | Bookmark and Share

4000 ans avant JC:

L'Egypte ancienne est considérée comme le berceau de l'aromathérapie. Les égyptiens qui appréciaient les plantes et les fleurs aromatiques, les utilisaient dans tous les aspects de leur vie.

Ornés de fleurs provenant des contrées les plus éloignées de leur vaste empire, les magnifiques jardins d'eau étaient des havres de tranquillité. Les diverses variétés d'encens, élaborés à partir de recettes jalousement gardées, étaient alors particulièrement prisées. Les égyptiens s'en servaient pour modifier l'humeur et stimuler le bien-être, embaumer les demeures et inspirer la dévotion dans les temples.

Les crèmes, les huiles de massages, les médicaments et les parfums faisaient partie de la vie quotidienne. La peau, les cheveux, les vêtements étaient parfumés de mille combinaisons exotiques qui étaient réputées agir sur le système nerveux et stimuler l'esprit, que ce soit à des fins thérapeutiques ou pour le seul plaisir des sens.

3500 ans avant JC:

Les peuples d'extrême 0rient utilisaient les ressources offertes par la nature comme remèdes, ou simplement pour conserver santé et vitalité. Taoïste et Hindous, qui utilisaient ces huiles dans leur religion et en médecine, connaissaient leurs vertus pour le bien-être physique, émotionnel et spirituel. Leur capacité à favoriser l'humeur méditative, à produire un relâchement intense du corps et une respiration profonde étaient largement employée pour accéder aux hautes sphères du royaume intérieur et ainsi parvenir à la sagesse. On tenait en très haute estime leur potentiel de transformation spirituelle, et leurs effets thérapeutiques sur le plan médical et sur le plan émotionnel étaient reconnus.

2800 ans avant JC:

Les chinois classaient les huiles essentielles d'après l'humeur qu'elles inspiraient, toutes étant considérées comme des aspects du même état de relaxation : une huile était donc "tranquille", "solitaire", "voluptueuse", 'belle", "raffinée" ou "noble".

On relate l'emploi d'une centaine de plantes telles l'Anis, le Curcuma, la Cannelle, le Gingembre. Le long du fleuve jaune, on utilisait les bois aromatiques comme encens.

Chen Nong, « l'empereur jaune » rédigea le Pen Ts' ao le plus ancien traité de phytotérapie dans lequel on dénombrait de nombreuses plantes aromatiques.

Les Chinois recouvraient à des préparations oléo-aromatiques pour leur massage.

1000 ans avant JC:

Les Perses et les Grecs reconnaissaient les effets calmants, toniques, antidépresseurs des essences. Ils avaient une  prédilection pour les essences florales. Ils connaissaient l'emploi de nombreuses herbes et huiles relaxantes, dont l'opium, l'encens, la myrrhe et la rose. Hippocrate préconisait bains et massages aromatiques pour vivre longtemps et en bonne santé. Il utilisait les herbes et les essences pour détendre le corps et l'esprit, en cherchant à traiter non seulement les symptômes des maladies, mais aussi leurs causes.

Les Perses inventent la distillation avec Avicenne (médecin). Les Grecs et les Arabes vont perfectionnés la technique de distillation.

Les Arabes etaient grands utilisateurs d'alchimie et de medecine a partir de sources naturelles. Ils avaient inventés la technique du serpentin et les techniques de distillation sèche et acqueuse. Les premiers documents sur l'histoire de la distillation remontent aux écrits de Geber (Dschabir) au IX e siècle.

En 146 avant JC, Les romains adeptes des bains et massages, appréciaient l'association relaxante, revitalisante et purifiante des huiles et de l'eau chaude.

Dans son De Materia Medica, Dioscoride recense pas moins de 519 espèces de plantes. Ce traité demeurera, durant un millénaire, une référence pour la médecine occidentale.

Les civilisations avancées des Aztèques et Mayas connaissaient parfaitement l'emploi des drogues végétales aromatiques, des baumes de styrax, de copaïba, de sassafras, qu'ils utilisaient en l'état pour guérir infections et plaies.

Les Incas utilisaient également des procédés d'embaumement parallèles à ceux des Egyptiens: l'immersion dans un bain de sel marin et l'imprégnation par des baumes riches en dérivés aromatiques.

C'est au XI et XII siècles que les croisés, de retour d'Arabie, introduisirent en Europe les huiles aromatiques et les secrets de leur extraction.

Du XV au XVII siècleson travaille avec 100 HE courantes, elles sont vendue dans des aromateries.

Au XIX siècle, Paris devint la capitale du parfum, mais les Huiles Essentielles tombent dans les oubliettes pour laisser place aux complexes chimiques.

En 1817, on a découvert le papyrus Ebers mesurant 870 pieds de long.  Datant de 1500 ans avant Jésus-Christ, il était appelé le parchemin médicinal.  Il mentionnait plus de 800 prescriptions et remèdes à base de plantes.

D’autres parchemins indiquent que les Égyptiens avaient un taux élevé de succès dans le traitement de 81 maladies différentes.

Plusieurs des mélanges utilisés contenaient de l’huile essentielle de myrrhe avec du miel.  La myrrhe était utilisée pour l’embaumement en raison de son efficacité pour empêcher la croissance bactérienne.

Lorsque la tombe du roi Toutankhamon a été ouverte en 1922, on a découvert 350 litres d’huiles aromatiques contenues dans un cinquantaine de jarres en albâtre.  Malgré que la presque totalité des huiles précieuses ait été volée par des pilleurs de tombes, quelques jarres contenaient encore des restes de leur contenu original.  Le pillage de cette vaste cachette de jarres d’huile démontre la grande valeur attribuée aux huiles aromatiques par la civilisation antique.

 

Le terme "aromathérapie" fut inventé en 1928 par un chimiste français, René Gattefosse (1881-1950), qui découvrit par hasard les vertus analgésiques et thérapeutiques de l'essence de lavande. S'étant brûlé pendant ses travaux de recherche, il plongea ses mains dans le premier liquide venu, de l'essence de lavande. Ses mains guérirent en un temps record, et ce sans conserver de cicatrices. Cette découverte marqua l'avènement de l'aromathérapie sous sa forme moderne.

En 1960 Le Français Jean Valnet et Madame Marguerite Maury, s'inspirèrent des travaux de Gattefossé et entreprire l'écriture d'ouvrages de référence sur L'aromathérapie. Grace au travail de ses chercheurs Français l'aromathérapie moderne fit son apparition.

En 1975 Pierre Franchomme apporte la notion de « chémotype » La chémotype est la mise en évidence des différences que deux même plantes aromatique, botaniquement définie, synthétise une essence qui sera biochimiquement différente. La précision du chémotype permet de réduire les échecs thérapeutiques et diminuer les risques de toxicité.



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